PROBE : Newsletter Hebdo #6

Newsletter du 12/04/2022

Comme chaque mardi, vous trouverez ci-dessous des liens vers des articles sélectionnés par PROBE et traitant de l’actualité de l’écosystème Blockchain et des crypto-actifs :

Bitcoin : Retour au niveau des 40K$. Les éléments macro-économiques mondiaux et exogènes générés par la guerre en Ukraine ont eu raison du récent rebond. Le marché, bien que baissier depuis fin 2021, résiste tout de même plutôt bien. Le pourcentage de portefeuilles en perte diminue au fil du temps : 

  • en 2015, seulement 30 à 42% des portefeuilles étaient en profit
  • en 2018, entre 45 et 50% des portefeuilles étaient en profit
  • depuis fin 2021, entre 70 et 75% des portefeuilles sont en profit

Ecologie : Tesla, Blockstream, et Block collaborent pour la création d’une centrale verte de minage de bitcoin, alimentée par l’énergie solaire. Cela présage-t-il que Tesla pourrait accepter Bitcoin à nouveau ? Plus d’infos ICI ! 

Premier statut PSAN pour une banque française : La banque Delubac & Cie devient la première banque française à recevoir le statut de PSAN, délivré par l’Autorité des Marchés Financiers. Cela va permettre à la banque d’offrir des offres d’achat/vente sur crypto-actifs. 

Plus d’infos ICI ! 

Lamborghini : La dernière Lamborghini Aventador fonctionnant à l’essence sera mise aux enchères via des NFT. La fin de série sur ce modèle approchant, cela permettra aux collectionneurs d’obtenir par la même occasion un aperçu des prochains modèles en éditions limitées ainsi que d’autres avantages. 

Plus d’infos ICI ! 

Réglementation : Le parlement Européen vient d’imposer une limite de dépôt d’un montant de 10 000€ envers les résidents russes, applicable à toutes les plateformes d’échanges de crypto-actifs. Cela va dans le sens des différentes sanctions imposées récemment par l’EU et les US. 

Plus d’infos ICI ! 

Starbucks : Toujours plus de sociétés s’engouffrent dans la thématique des metavers. Cette semaine, c’était au tour de Starbucks d’affirmer son ambition d’entrer dans le metavers d’ici la fin 2022. Cela pourrait se faire via des NFT de la marque, avec des collectionnables. 

Plus d’infos ICI ! 

Fiscalité : Cela ne vous aura probablement pas échappé, c’est la saison des déclarations fiscales ! Je vous propose aujourd’hui un article du site Cryptoast qui vous donnera les grandes lignes à suivre concernant vos crypto-actifs. 

Plus d’infos ICI ! 

C’est tout pour aujourd’hui !

PROBE : Newsletter Hebdo #5

Newsletter du 05/04/2022

Comme chaque mardi, vous trouverez ci-dessous des liens vers des articles sélectionnés par PROBE et traitant de l’actualité de l’écosystème Blockchain et des crypto-actifs :

Bitcoin : Toujours au-dessus des 45K$, cette potentielle résistance flirte avec le plus haut niveau de l’année. Deux directions possibles : une vers le bas, qui pourrait nous ramener entre les 35k$ et les 40k$ ; une vers le haut. Laquelle privilégier ? Les indicateurs quantiques démontrent que l’outflow (la sortie) de bitcoins des plateformes d’échanges sous-entend un signal plutôt haussier quant à l’évolution du cours du bitcoin à court termes. Cela est induit par une stratégie des investisseurs plus longue car ils sortent leurs bitcoins des plateformes d’échanges, ne souhaitant probablement pas les vendre à cours termes. 

En vert les volumes de bitcoins entrants sur les plateformes d’échanges, en rouge les volumes de bitcoins sortants des plateformes d’échanges.

 

Réglementation Européenne : Suite du feuilleton sur les projets de loi visant à encadrer le secteur des crypto-actifs. Cette fois-ci ce sont, entre autres, les portefeuilles de crypto-actifs “non hébergés” par des plateformes centralisées qui étaient dans le viseur. Le but de cette nouvelle réglementation : vérifier les identités de chaque utilisateur lors de transactions, peu importe le montant. Même si la lutte contre le blanchiment d’argent, l’évasion fiscale et le financement du terrorisme doit être une priorité, cette mesure n’est tout simplement pas adaptée et plus stricte que les réglementations imposées actuellement aux banques. Cela reviendrait à vérifier l’identité de chaque transaction faites avec du cash dans le monde physique. Les start-ups, à l’origine de ce type de projets, ne sont pas équipées pour encadrer de telles mesures et cela revient tout simplement à tuer cette innovation. A débattre ! 

Retrouvez toute la vidéo ICI.

En attendant, en Angleterre : Le gouvernement Anglo-saxon annonce son engagement envers la technologie de la blockchain en préparant un NFT qui devrait sortir cet été. 

Plus d’info ICI !

Goldman Sachs : Après le lancement de sa première option OTC sur Bitcoin la semaine dernière, la célèbre banque vient d’annoncer vouloir créer des services d’investissements dans les crypto-actifs avant la fin de l’année. 

Plus d’info ICI ! 

Solana : La blockchain concurrente à Ethereum évolue et sera compatible avec la plateforme NFT OpenSea d’ici la fin du mois d’avril. Cela donnera la possibilité aux détenteurs de NFT sur Solana de pouvoir utiliser la plus grande plateforme d’échanges NFT et donc d’augmenter la valeur du réseau Solana et ses fonctionnalités. Réaction du marché : +20% sur les 7 derniers jours. 

Plus d’info ICI ! 

Adoption : D’après un récent sondage conduit par OnePoll, 53% des américains pensent que les crypto-actifs sont le futur de la finance et 21% des américains auraient d’ailleurs déjà manipulé des actifs numériques. L’adoption de cette nouvelle technologie est telle que selon Gemini, 41% des détenteurs de crypto-actifs ne possédaient pas d’actifs numériques avant 2021.

Plus d’info ICI et ICI ! 

Actualités de Probe : J’étais au salon de l’analyse technique vendredi 1er avril. J’ai eu l’occasion de m’exprimer et donner mon avis sur les NFT, Metavers et technologie de la blockchain. Certaines conférences seront bientôt accessibles sur internet.

C’est tout pour aujourd’hui !

PROBE : Newsletter Hebdo #4

Newsletter du 29/04/2022

Comme chaque mardi, vous trouverez ci-dessous des liens vers des articles sélectionnés par PROBE et traitant de l’actualité de l’écosystème Blockchain et des crypto-actifs :

Bitcoin : Retour au niveau de début 2022, malgré toujours de fortes tensions en Europe, sur les politiques monétaires et les anticipations d’inflation. Rappelons que Bitcoin a tutoyé deux fois les 35 000$, le 24 janvier et le 24 février. Aujourd’hui situé autour des 48 000$, cela équivaut à une hausse de plus de 30% depuis les plus bas de l’année. A titre de comparaison, depuis le 1er janvier 2022 le CAC 40 a perdu environ 5% et Bitcoin gagné 1%. 

La capitalisation boursière : Cette semaine la capitalisation boursière globale des crypto-actifs a redépassé les 2 000 milliards de dollars. Son plus haut avait été atteint en novembre 2021 avec 3 000 milliards de dollars (montant équivalent à la dette de la France). 

Goldman Sachs : La célèbre banque a annoncé la semaine dernière avoir traité sa première option OTC sur Bitcoin (marché de gré à gré). Cela marque une avancée majeure en termes d’adoption du côté de Wall Street.

 Plus d’info ICI !

Adoption : Le gouverneur de Floride a déclaré vouloir permettre aux habitants de l’état de payer leurs taxes en Bitcoin. Nous en parlions dans une newsletter précédente, la Floride rejoindrait donc le Colorado dans cette course à l’adoption. 

Plus d’info ICI !

Polygon : Deux jalons majeurs vont enfin voir le jour sur cette récente blockchain, concurrente et complémentaire à Ethereum. Développée sur le réseau Ethereum, Polygon va bénéficier de la prochaine mise à jour London (EIP-1559) qui devrait avoir lieu avant la fin de l’année (voir newsletter N°1 de janvier 2022). Cela permettra d’enclencher un processus déflationniste et augmenter la capacité de transaction. 

Plus d’info ICI !

Ethereum : Nous en parlons régulièrement, le risque de concentration est bien réel sur certaines blockchains. L’agrégateur de données “Santiment” a twitté récemment sa dernière étude sur la concentration du réseau Ethereum et il semblerait que 23,7 % des ethers en circulation soient détenus par seulement 10 portefeuilles électroniques. 

Plus d’info ICI !

Web 3.0 : C’est une révolution de 2020 liée à la technologie de la blockchain. Cela consiste à pouvoir posséder un bien dans le web, prouver la possession d’un titre de propriété lié à un actif numérique. Poussée par l’engouement autour des NFT, il est difficile de prédire aujourd’hui l’utilisation qui sera faite de cette technologie dans quelques années ; Tout comme il était probablement impossible de prévoir l’essor de réseaux sociaux et du web 2.0 en 1990. Aucun doute sur le fait que nous sommes à l’aube de nouvelles manières de consommer internet. Probe est la pour vous accompagner si vous souhaitez vous positionner sur cette nouvelle stratégie d’investissement ! 

Plus d’info ICI !

C’est tout pour aujourd’hui !

PROBE : Newsletter Hebdo #3

Newsletter du 22/03/2022

Comme chaque mardi, vous trouverez ci-dessous des liens vers des articles sélectionnés par PROBE et traitant de l’actualité de l’écosystème Blockchain et des crypto-actifs :

Bitcoin : nous voici de nouveau au-dessus des 40K$ ! Le marché a repris des couleurs cette semaine suite à l’annonce de la FED le 16 mars dernier. Jerome Powell a annoncé remonter les taux de moitié par rapport à ce qui était initialement prévu, seulement 0.25 point de base donc, au lieu de 0.5. Ce sont tous les actifs risqués qui ont bénéficié de cette nouvelle. 

Plus d’info ici !

Instagram : le célèbre réseau social, faisant partie du groupe Meta, annonce sans surprise qu’il va intégrer les NFT à la plateforme. Il permettra aux utilisateurs de créer des NFT directement via leur compte. Rappelons que le group Meta (anciennement Facebook) a alloué une enveloppe de 10 milliards de dollars pour enclencher le pas sur le web 3.0. Réaction du marché : +10% sur les 5 derniers jours (aidé par la FED). 

Plus d’info ici !

Binance : Changpenz Zhao, le CEO de binance et homme le plus bankable du milieu crypto, a annoncé vouloir acheter une banque brésilienne afin d’accroitre leur positionnement en Amérique du Sud. 

Plus d’info ici !

La France et le metavers : Période présidentielle oblige, les candidats commencent à s’en donner à cœur joie pour avoir l’air dans le coup. Après Valérie Pécresse et son allusion au metavers, c’est au tour d’Emmanuel Marcon d’emmètre ses idées et d’envisager la création d’un metavers Européen. Bonne ou mauvaise nouvelle ?

 Plus d’info ici ! 

Ukraine : un projet de loi vient d’être adopté sur le territoire Ukrainien permettant de légaliser l’usage des crypto-monnaies, notamment auprès des banques afin d’autoriser les ouvertures de comptes pour les sociétés du secteur. 

Plus d’info ici ! 

HSBC : si il y a bien une banque qui ne pose pas de question sur l’avenir de la technologie de la blockchain, c’est bien elle. HSBC vient de se lancer dans un partenariat avec The SandBox (metavers Français aux airs de MineCraft) dans le but d’y acquérir des parcelles virtuelles. 

Plus d’info ici !

American Express : HSBC n’est pas la seule à faire de l’œil au metavers. Amex a déposé 7 demandes de brevets en lien avec les NFT, de services en lien avec les crypto-monnaies et la création de services bancaires virtuels. Elle rejoint donc JP Morgan et HSBC dans le milieu bancaire, mais plus largement l’Oréal, Disney, Pixar, McDonald’s, Victoria Secret et bien d’autres. 

Plus d’info ici ! 

C’est tout pour aujourd’hui !

PROBE : Newsletter Hebdo #2

Newsletter du 15/03/2022

Cette semaine, focus sur la réglementation MiCA, qui aurait pu être mise en place à horizon 2025 en Europe. 

Nous en parlions la semaine dernière, cette réglementation vise, entre autres, à bannir un protocole informatique lié aux crypto-actifs dont Bitcoin et Ethereum, les deux plus grandes cryptomonnaies en termes de capitalisation boursière. Ce protocole, le Proof of Work (preuve du travail), est le socle même de la validation des transactions et de la sécurisation de ces deux blockchains citées plus haut. Cela aurait donc pu avoir des conséquences désastreuses sur l’industrie à moyen termes, que ce soit sur la compétitivité numérique de l’Europe face au reste du monde, mais aussi sur les libertés induites de notre espace économique européen. 

De son côté le marché n’a pas réagi, les mauvaises nouvelles étant généralement déjà anticipées par les traders et investisseurs. Les politiques de taux aux US et en Europe, ainsi que la crise ukrainienne restent donc les principales sources de volatilité actuellement, sur un marché des cryptomonnaies qui selon moi consolide.

Il faut aussi noter que la résolution a compté 56 votants : 32 contre / 24 pour. Nous avons 705 députés au parlement européen, donc 649 absents… Je m’arrêterai ici.

Nul doute que cette réglementation reviendra sur la table dans les prochains mois/années. D’ici là, il faut compter sur les développeurs et innovateurs dans ce domaine pour continuer de rendre le secteur plus vert, plus efficace et mieux compris de tous.

PROBE : Newsletter Hebdo #1

Newsletter du 08/03/2022

Comme chaque mardi, vous trouverez ci-dessous des liens vers des articles sélectionnés par PROBE et traitant de l’actualité de l’écosystème Blockchain et des crypto-actifs :

 

Macro-économie : Le valorisations des crypto-actifs secouées par les politiques monétaires et les probabilités d’une invasion de la Russie sur l’Ukraine.

Plus d’information ICI !

Adoption : Après avoir envisager de bannir les crypto-monnaies du territoire Russe, le pays change son fusil d’épaule et propose l’adoption de Bitcoin comme devise étrangère.

Plus d’information ICI

Uber : Nous accepterons volontiers les cryptomonnaies comme système de paiement.

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Ethereum : Bientôt une nouvelle mise à jour pour Ethereum nommée “Flèche de glace”. Cette mise à jour consistera à modifier le code de la blockchain afin de pousser le mineurs de passer du PoW vers le PoS.

Plus d’informations ICI !

Fiscalité : Bientôt une nouvelle loi de finances pour 2022 avec, entre autres, la possibilité de fiscaliser les plus-values occasionnelles au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Plus d’informations ICI !

Quelques chiffres :

La dette américaine vient de franchir les 30.000 milliards de dollars, soit une moyenne de 90.000$ par habitant. On estime à 7.000$ la dette étudiante seulement.

La dette de la France est d’environ 3.500 milliards de dollars.

Pour accéder aux estimations en temps réel c’est ICI !

C’est tout pour aujourd’hui !

Le sleepminting : un nouveau risque pour les NTF

Alors que les NFT sont au cœur de la spéculation et que des sommes colossales sont en jeu, mieux vaut garder à l’esprit que les NTF comportent de nombreux risques (juridiques, fiscaux, technologiques, etc.). Le Sleepminting est l’un d’eux, c’est un risque en lien avec l’immaturité de la technologie de la blockchain et cela consiste à copier une œuvre numérique, tout en se faisant passer pour le créateur original de l’œuvre.

Cet article écrit par Enzo Hallot a été publié dans le journal Café du Trading le mardi 22 février. Découvrez tout cela ICI !

NFT : Les conseils et risques à éviter

Personne n’échappe à la folie actuelle des NFT. Bien que pour la première fois apparus en 2014, beaucoup de projets ont été initiés en 2020 et il faut s’attendre à ce que davantage voient le jour en 2022. Comment s’y retrouver dans ce Far West de la technologie de la blockchain ? Quelles sont les raisons d’une telle expansion et comment s’exposer à ce marché sans tomber dans les pièges liés à la multitude de l’offre ? Tant de questions pour un investisseur non initié à cette technologie qui méritent une attention particulière. Je vous propose ici de survoler les risques et les pièges à éviter ainsi que des conseils et les opportunités liés à cette technologie.

 

Les raisons du boom des NFT

Les NFT (Non Fungible Token, ou token non fongible) sont l’équivalent de certificats d’authenticité numériques stockés dans la blockchain. Cela signifie que l’on peut détenir et prouver l’appartenance d’un bien numérique grâce à cette technologie.

La fongibilité c’est pouvoir interchanger un bien avec un autre. Une pièce d’un euro est par définition fongible, car toutes les pièces sont les mêmes et peuvent être interchangées. A l’inverse, un bien immobilier ou une œuvre d’art sont définis comme non fongibles car ils possèdent leurs propres caractéristiques non interchangeables.

Une des premières raisons à la croissance phénoménale des NFT est sa facilité de compréhension par le commun des mortels. Nul besoin de savoir comment fonctionne la blockchain pour comprendre le fonctionnement d’un certificat d’authenticité et comment en acheter. Les NFT sont donc un des premiers cas d’usage facile d’accès de la blockchain, qui l’ont rendue « tendance et cool ».

Aujourd’hui, la facilité d’accès à la technologie de la blockchain permet de créer un ensemble de NFT (généralement entre 1 et 10 000 pièces) aussi facilement que développer un token. Pour preuve, j’ai développé mon propre token en quelques heures … et je ne suis pas développeur ! N’importe qui peut donc créer son propre NFT et le revendre au prix qu’il souhaite. Tout comme nous avons pu observer l’explosion de nouvelles cryptomonnaies (voir article ici), il en va de même avec l’explosion du nombre de NFT sur le marché. Le volume de transaction de NFT a augmenté de plus de 40 000% en 2021.

A savoir que ce n’est pas l’image du NFT qui est stocké dans la blockchain, mais le Hash (code référentiel) du NFT. Le hash est une suite de nombre et de lettre unique, c’est l’empreinte ADN de l’actif qui sera stocké dans la blockchain et qui sera rattachée au NFT. Les images des NFT sont donc généralement centralisées sur des bases de données externes à la blockchain.

Mais comment justifier les prix ?

Tout comme Bitcoin, les NFT valent ce que les acheteurs sont prêts à payer pour en acquérir.

Les principaux projets NFT sont développés sur la blockchain Ethereum (Ethers – ETH), c’est la deuxième plus grande cryptomonnaie en termes de capitalisation boursière. Durant son ICO (Initial Coin Offering) en 2014, un ETH valait environ 0.25 dollars (exactement 2000 ETH pour un BTC au début de la prévente, pour finir à 1337 ETH par BTC).

 

Des prix relativement bons marchés pour certains investisseurs

Certains investisseurs, très en amont du projet Ethereum, ont pu acheter d’énormes quantités d’Ethers pour un prix très peu cher, par exemple 2 000ETH pour 1000$. En sachant le cours de l’Ether fluctue entre 3 000$ et 4 000$, cet investissement représente aujourd’hui une somme de l’ordre 7 000 000$.

Pour ces « early investors », acheter un NFT aujourd’hui pour une somme de 100ETH ne représente donc pas un investissement colossal. Sans compter que ces investisseurs ont probablement pu faire fructifier leurs Ethers grâce aux rendements générés par la technologie blockchain durant toutes ces années.

 

La possibilité de gonfler les prix artificiellement

Bien que tous les NFT soient traçables dans la blockchain, il n’est généralement pas possible de connaitre le bénéficiaire effectif de celui-ci, hormis si l’acquéreur l’expose directement au marché. (Comme l’a fait Eminem récemment en achetant un « Bored Ape » pour une valeur de 450 000$)

Bored Ape acheté par Eminem le 31 décembre 2021

Hormis le cas de personnalités revendiquant publiquement l’achat de NFT, il n’est donc pas possible de connaitre le détenteur de l’actif sous-jacent, mais juste l’adresse de son portefeuille. Il est alors possible et facile de se vendre un NFT à soi-même afin de faire gonfler artificiellement son prix, la blockchain laissant de manière transparente toutes les transactions sur son réseau. Certains ont donc pu alimenter la hausse des prix de manière artificielle.

 

Les frais liés à l’achat de NFT

Lorsque l’on développe une série de NFT, il est possible de définir toutes les conditions de vente auxquelles sera soumise la série de NFT. Dès lors, il est très courant de voir des royalties (appelées droit de suite, à l’instar du marché de l’art) dans les propriétés des NFT. Les créateurs des NFT se réservent un pourcentage sur chaque vente du NFT, en plus de la vente initiale. Ces royalties peuvent dans certains cas dépasser 10% ! (Généralement à fuir). Ainsi, les créateurs toucheront un pourcentage du prix sur chaque achat/vente du NFT en question. C’est un modèle plutôt lucratif… On peut voir l’intérêt pour les artistes de pouvoir toucher leurs droits de suite, et cela même quand la vente n’est pas assurée par une institution (type ventes aux enchères). En revanche, certains artistes pourraient avoir tendance à en créer en plus grand nombre.

 

Quand la technologie dépasse le cadre légal

La législation n’est pas encore adaptée à cette technologie et un NFT peut être une contrefaçon. En effet, tous les NFT ne possèdent pas les mêmes droits de propriété intellectuelle, cela dépend des métadonnées qui seront insérées dans le NFT lors de sa création (appelé « Minting », littéralement « forger »). Propriétés intellectuelles, droits d’utilisation/d’exploitation et droits d’auteur sont alors souvent confondus par l’acheteur, sans savoir ce qu’il achète réellement. Par exemple, les œuvres très connues de l’artiste Beeple mettent régulièrement en scène des personnes sous licence dont il ne possède vraisemblablement pas la propriété intellectuelle (Disney, nintendo, etc..). Les NFT comportent donc un risque juridique certain.

Exemple d’œuvres créées par l’artiste Beeple

Une fiscalité compliquée et non adaptée

Pour beaucoup de pays, la fiscalité non plus n’est pas encore adaptée. De surcroit, il est possible de stocker différents types de créations sur un NFT et les secteurs sont déjà extrêmement variés : musique, art numérique, jeux vidéo, mode, nom de domaine, carte de jeux, tweets, biens incorporels, etc. Comme le sous-jacent du NFT peut être de différentes natures, la TVA applicable aussi est un vrai casse-tête pour l’investisseur. A noter qu’il n’existe aujourd’hui aucune définition juridique du NFT et que cela génère une complexité pour trouver le régime fiscal adapté.

En France, il existe actuellement trois types de classification d’un NFT influant sur le régime de taxation pour les particuliers (ci-dessous très simplifié) :

  1. NFT défini comme un actif numérique :
    • Acheté à titre non habituel : flat tax de 30% sur la plus-value
    • Acheté à titre habituel (considéré comme professionnel) : impôt sur le revenu au barème progressif ou régime micro BIC
  2. NFT défini comme une œuvre d’art :
    • 6,5% sur le prix de vente
  3. NFT défini comme un bien meuble incorporel :
    • Imposition à un taux de 36.2% (19 % d’IR +17.2% de prélèvements sociaux) avec un abattement de 5% par an après une durée de détention de deux ans.

Malheureusement la qualification d’un NFT ne coule pas toujours de source et les avantages et inconvénients diffèrent en fonction des régimes. Il est extrêmement important d’être accompagné par un professionnel du secteur dans cette démarche.

Dans d’autres pays où les NFT ne sont simplement pas taxés, il est possible de transformer sa plus-value en NFT et ainsi d’éviter toute taxation. Dès lors, acheter une œuvre numérique à 500 000$ n’a plus d’importance si cela permet d’éviter un impôt sur la plus-value, ce qui alimente la flambée des prix.

 

Un marché potentiellement concentré

En octobre 2021, une étude de la société d’analyse Moonstream démontrait que 80% du marché des NFT sur Ethereum était détenu par 16,71% des détenteurs de NFT, ce qui est non sans rappeler Pareto et sa loi des 80-20 (700 000 adresses de portefeuilles et plus de 7 millions de NFT au moment de l’étude). A l’instar du marché de l’art, Il est bien plus commode de maîtriser le prix de l’offre et de la demande lorsque l’on domine le marché et que l’on a la possibilité de vendre les œuvres au compte-gouttes. Par exemple, au moment où l’article est écrit, il existe 10 000 Cryptopunks détenus par 3 300 portefeuilles, dont seulement 10 portefeuilles détiennent environ 1 500 Cryptopunks. Le prix moyen de vente est de 250 000$ avec un volume de 22 000 000$ sur les 7 derniers jours.

Exemple de Cryptopunks

Comment réduire son risque lorsque l’on souhaite pénétrer ce marché ?

Nous pouvons voir qu’il existe une multitude de risques : concentration, juridiques et fiscaux, offres très abondantes, etc. Néanmoins, cette technologie permet le stockage et le transfert de valeur sur internet, la création de gouvernances spécifiques et la preuve d’unicité d’un actif numérique. A l’ère du numérique, il est certain qu’une pérennité existe pour ce nouveau secteur d’activité. Mais comment limiter son risque ?

D’abord, être accompagné semble être la meilleure solution. Il s’agit aussi d’éviter les promotions faites par des influenceurs et autres leaders d’opinion. Un bon projet n’a nul besoin d’être promu et doit pouvoir se suffire à lui-même.

En ce qui concerne les valorisations, seuls quelques NFT méritent selon moi de tels prix : les cryptopunks, les séries bored apes, les crypto kitties, les séries Pepe, Beeple… qui représentent soit les NFT les plus anciens, soit une cote artistique reconnue, qui sont sortis avant que cela devienne mainstream. Ma position est que plus de 95% des NFT produis à ce jour tomberont dans l’oubli dans les années à venir.

OmerPepe vendu en 2018 pour 205ETH (environ 615 000$ au cours d’aujourd’hui)

La quantité limitée (les 5% restants) de ces NFT et l’augmentation du volume de transactions font qu’il est maintenant plus simple de les acheter et les vendre. Les vendeurs et acheteurs sont facilement mis en relation grâce aux propriétés fondamentales de la blockchain, même si des milliers de kilomètres les séparent. Cela rend ce marché davantage liquide et vient diminuer le risque de ne pas trouver d’acheteur pour un NFT de qualité moyenne ou supérieur.

Aussi, il peut être intéressant de prêter attention aux licences émettrices de NFT. Pour exemple, la franchise Matrix ou encore DC comics ont récemment émis des séries de NFT. Ces projets officiels représentent selon moi moins de risques d’un point de vue juridique, en rapport avec les droits de propriété intellectuelle directement implémentés par les sociétés détentrices des droits d’exploitation.

Le lien avec les metavers

Les metavers (metaverse en anglais) viennent aussi renforcer cette stratégie d’investissement. Il faut voir ici le potentiel d’associer la propriété et l’unicité d’un bien numérique dans ces mondes digitaux où tout est possible, ou presque. N’importe qui peut maintenant créer son musée virtuel et y exposer ses NFT. Il existe aussi des NFT sous forme d’avatar permettant de rentrer dans des metavers spécifiques. Nike et Adidas sont d’ailleurs déjà en concurrence pour habiller vos avatars NFT dans les metavers !

L’immobilier aussi compte bien profiter de cette opportunité. De nombreux projets aux États-Unis voient le jour concernant la visite d’appartement en réalité augmentée dans un metavers, la gestion documentaire d’un immeuble stockée dans la blockchain permettant l’achat/vente de biens immobilier sur la blockchain, etc. Il est également possible de posséder des parcelles de terrains dans des mondes virtuelles.

Les NFT comme modèle de financement

Grâce à la décentralisation proposée par la technologie de la blockchain (voir article ici), il est possible de supprimer les intermédiaires du financement afin de faire financer directement les œuvres par les fans ou par la communauté. Le cinéma a ainsi été gagné par l’engouement autour de cette technologie. On retrouve récemment pour exemple la levée de fonds pour la réalisation du court métrage appelé Stoner Cat réalisée par Mila Kunis et Aston Katcher (8 millions de dollars levés en 35 minutes !), ou encore Claude Lelouch avec la création futur du Klapcoin.

La difficulté de ce marché réside dans la connaissance de ce que l’on achète réellement et la sélection peut être faite selon différents paramètres :

  • Le choix d’investir directement dans des NFT ou dans une blockchain permettant le développement ou l’utilisation de ceux-ci
  • La cote du créateur ou artiste, nombre de followers du projet
  • L’utilité du NFT
  • Le secteur d’activité et la profondeur de marché
  • Le prix et le charactère collectionnable du NFT
  • La technologie sous-jacente et les droits rattachés
  • Sa propre situation patrimoniale

Cette révolution s’inscrit dans la lignée du WEB 3.0, permettant de posséder et authentifier des actifs numériques sur internet. Nul doute que beaucoup de projets NFT intéressants et novateurs vont continuer de voir le jour dans les années à venir, les possibilités de création étant presque sans limite.

Blockchain : vers une décentralisation de notre société ?

Je vous parle de l’impact de la décentralisation de notre société via la blockchain sur Club Patrimoine. Cette réflexion s’accompagne d’une vision futuriste de notre société si elle était complétement gérée par la technologie de la blockchain. Découvrez cela via des cas concrets comme le crédit pour mieux comprendre la DeFI (finance décentralisée). Ça se passe ICI ! 

 

Avant-propos, il s’agit de bien définir de quoi nous parlons lorsque l’on évoque les concepts de centralisation et de décentralisation liés aux gouvernances d’entreprises et leurs infrastructures.

Les sociétés que l’on appelle centralisées sont celles que l’on connait depuis toujours. Leurs gouvernances sont généralement simples et connues : il y a un président ou représentant, puis des managers, puis des collaborateurs, etc. La gestion est faite de manière centralisée car c’est l’organe de décision central de la société qui définit la stratégie générale et la politique à adopter. Toutes les actions et décisions sont prises par l’équipe dirigeante ou un groupe de personnes représentant l’entreprise.

Le concept de décentralisation vise à disséminer et répartir les responsabilités, droit de regard, de vote et tout autre concept lié à la gestion d’une société. Cela signifie qu’il n’existe pas de président ou organe décisionnaire dans une organisation complétement décentralisée. La gouvernance est assurée par un code informatique complexe que l’on appelle blockchain. Ces organisations sont parfois créées sous le nom de DAO (Decentralised Autonomous Organisation). Les contributeurs sont alors répartis en trois grands groupes : Les utilisateurs, les mineurs et les développeurs. Ce tryptique est la pierre angulaire du fonctionnement d’une blockchain. Certains peuvent appartenir aux trois groupes en même temps :

Les développeurs informatiques développent et maintiennent à jour le code de la blockchain. Comme certains développeurs sont initiateurs du projet, une partie du capital leur est généralement réservée lors de l’Initial Coin Offering (cela doit être définit dans le livre blanc, généralement entre 10 % et 20 % des jetons). Ils peuvent faire des mises à jour du code en proposant des améliorations ou modifications qui seront ensuite votées par la communauté.

Les mineurs maintiennent à jour la base de données commune dite « blockchain » en validant les transactions ayant lieu sur le réseau. De manière très concrète, ils fournissent de la puissance de calcul au réseau via leur matériel informatique, ce qui constitut une dépense énergétique. Ils sont donc rémunérés pour compenser cette dépense et la mise à disposition de leur matériel.

Les utilisateurs bénéficient d’un service sécurisé et à moindre coûts car géré par un code informatique.

Bien sûr, toutes les blockchains ne partagent pas la même gouvernance et certaines sont davantage centralisées. Aussi, certaines blockchains sont même complétements privées et fonctionnent comme des infrastructures informatiques back-office (Ripple, Nexo, Crypto.com…). Cela signifie que les ordinateurs qui composent le réseau sont centralisés dans une ou plusieurs infrastructures, et que seulement quelques personnes ont un accès et un pouvoir sur cette blockchain.

A l’inverse, une blockchain complétement publique ne possède pas de limite en termes de nombre de mineurs et de développeurs (Bitcoin, Ethereum, Solana…). Cela signifie que tout le monde peut y contribuer et exercer un pouvoir de contrôle sur cette blockchain. Plus il existe de mineurs et de développeurs sur une blockchain, plus elle est décentralisée. D’un certain point de vue, c’est une forme de collaboration communautaire.

 

Mais quel est l’intérêt ?

Le secteur de la finance est le premier à avoir trouvé de multiples intérêts et utilisations à ce mode de gouvernance car l’effet principal est de pouvoir automatiser complétement le processus de souscription d’un produit financier, même le plus complexe, tout en supprimant de nombreux intermédiaires et à moindre coût.

Certains produits comme le crédit, auparavant réservé aux institutionnels et professionnels, attirent de nombreux investisseurs particuliers. L’avantage pour le particulier est de pouvoir prêter directement des cryptomonnaies à l’emprunteur, sans avoir recours à un ou plusieurs tiers de confiance. L’emprunteur et le prêteur s’affranchissent alors des frais et marges prélevés par les institutionnels lors d’un tel processus. La sécurité et l’exécution du crédit sont assurées par la création d’un smart-contract (contrat informatique intelligent) entre les deux parties.

Pour comprendre comment cela est possible, je vous propose de comparer rapidement les deux modèles de rémunération des acteurs du crédit :

Cas N°1, exemple simplifié de prêt : Un particulier possède 200 et souhaite emprunter 100, afin d’acheter un bien d’une valeur de 100.

Il va emprunter l’argent à une banque en payant des intérêts d’emprunt. Le bien acheté sera la garantie pour la banque et sera saisi si l’emprunteur fait défaut. Puis la banque rembourse à son tour ses fournisseurs de liquidités. C’est un schéma que nous connaissons bien en France.

Cas N°2, exemple simplifié de prêt dans la finance décentralisée : Un particulier possède 200 et souhaite emprunter 100, afin d’acheter un bien d’une valeur de 100.Il va devoir mettre en gage 120, qui seront saisis si l’emprunteur fait défaut (il peut aussi souffrir d’un appel de marge si l’emprunt est adossé à une devise ou cryptomonnaie volatile). Ainsi, il recevra 100 en échange et remboursera directement ses prêteurs en payant des intérêts d’emprunt. Une fois le crédit remboursé, il récupérera les 120 mis en gage initialement. Cela est similaire à du crédit Lombard.

C’est grâce au réseau pair-à-pair, propriété fondamentale de la blockchain, que l’échange de données et la contractualisation entre deux parties est possible, et ce, même si les deux parties ne se connaissent pas et sont séparées par des milliers de kilomètres.

En ce qui concerne le secteur de la finance, la décentralisation permet donc aux utilisateurs de mettre à disposition leurs liquidités aux emprunteurs sans passer par des intermédiaires. C’est le code informatique de la blockchain qui fera office de tiers de confiance.  L’intérêt principal est de réduire le nombre d’intermédiaires et que cela coûte moins cher aux utilisateurs. Il en va de même avec l’achat et la vente d’actifs, le crowdfunding, les paiements, etc. C’est que l’on appelle la Finance décentralisée (DeFI).

Il existe bien évidemment des limites au crédit dans la blockchain, dans le sens où seul ceux ayant assez de surface financière peuvent collatéraliser leurs prêts. Les banques ont donc encore quelques beaux jours devant elles avant qu’une blockchain puisse se baser sur des critères qualitatifs.

De même, le concept de vrai et parfaite décentralisation est-il réellement atteignable ? C’est ce que s’efforce d’atteindre les plus grandes blockchains publiques comme Bitcoin et Ethereum.