Conflit, guerre et économie : Bitcoin dans un monde au plus haut niveau de guerre depuis 1945

Conflit et guerre : un basculement historique pour l’économie mondiale

Nous assistons aujourd’hui à un changement majeur : le nombre de conflits et de situations de guerre dans le monde atteint un niveau jamais vu depuis 1945, selon les dernières analyses du FMI .

Ce point est fondamental.

Le Fonds monétaire international souligne que :

  • près de 45 % de la population mondiale vit dans des zones de conflit, (voir article sur Le Monde)
  • les guerres sont désormais plus fréquentes, plus longues et plus coûteuses,
  • leurs impacts économiques sont plus profonds que les crises financières.

Nous ne sommes plus dans une phase cyclique… mais dans une nouvelle ère géoéconomique dominée par la guerre.

Guerre et économie : un choc global durable

Selon le FMI, les guerres actuelles provoquent un choc d’offre mondial majeur :

  • Une baisse de l’approvisionnement énergétique,
  • Des perturbations des chaînes logistiques,
  • Une inflation persistante.

Résultat : une croissance plus faible et un inflation plus élevée.

Mais surtout, le FMI insiste sur un point clé : Les pertes économiques liées à la guerre sont durables et profondes.

Cela signifie que chaque conflit laisse des cicatrices économiques longues :

  • destruction de capital,
  • désorganisation des économies,
  • dépendance accrue aux politiques publiques.

Guerre, dette et économie : retour à des niveaux historiques

L’alerte la plus importante du FMI concerne la dette mondiale. Elle atteint aujourd’hui un niveau proche de 100 % du PIB mondial, soit un niveau jamais observé depuis la Seconde Guerre mondiale (1945).

Et contrairement à l’après-guerre, la dette ne baisse plus, pire même, elle continue d’augmenter.

Pourquoi ?

Parce que chaque guerre entraîne :

  • une explosion des dépenses publiques
  • des déficits massifs
  • des besoins de financement urgents

La réponse systématique : l’impression monétaire

Face à cette situation, les États ont peu d’options :

  1. augmenter les impôts (politiquement difficile),
  2. réduire les dépenses (impossible en période de guerre),
  3. imprimer de la monnaie.

C’est ce troisième levier qui domine.

Concrètement :

  • les banques centrales injectent des liquidités,
  • les États monétisent leur dette,
  • la masse monétaire explose.

Le FMI lui-même reconnaît que les marges budgétaires sont désormais très limitées.

Les conséquences sur l’économie réelle

Cette dynamique a des effets directs sur l’économie :

Inflation structurelle

L’impression monétaire combinée aux chocs de guerre crée une inflation durable.

Dévaluation des monnaies

Plus la monnaie est abondante, plus elle perd de la valeur.

Fragilité du système financier

La dette élevée réduit la capacité des États à absorber de nouveaux chocs.

Nous entrons dans un monde où la stabilité monétaire devient fragile et la confiance dans les devises est remise en question.

Bitcoin : une réponse à la guerre et à l’impression monétaire

Dans ce contexte, Bitcoin change de statut.

Ce n’est plus seulement un actif spéculatif.

C’est une réponse structurelle à trois phénomènes :

  1. la multiplication des conflits,
  2. l’explosion de la dette,
  3. l’impression monétaire,

Une rareté programmée

Contrairement aux monnaies traditionelles, Bitcoin est limité à 21 millions d’unités et aucune banque centrale ne peut en créer davantage.

Là où la guerre pousse à imprimer… Bitcoin impose une discipline monétaire.

Conflit, guerre et adoption de Bitcoin

Le lien est de plus en plus visible :

Dans les zones de conflit, les populations cherchent à protéger leur épargne malgré des systèmes bancaires qui deviennent instables et les contrôles de capitaux.

Bitcoin devient :

  • un outil de transfert,
  • une réserve de valeur,
  • un actif résistant à la censure,
  • une réponse aux embargos,
  • un actif neutre dans des guerres multilatérales.

Guerre, économie et basculement monétaire

Le FMI envoie un message implicite extrêmement fort :

Nous sommes dans une situation comparable à l’après-1945… mais sans reconstruction organisée ni désendettement. Cela change tout.

Car historiquement :

  • les périodes de guerre mènent à inflation,
  • Puis l’inflation génére une perte de confiance monétaire,
  • Cette perte de confiance pousse à des recherche d’alternatives

Aujourd’hui, cette alternative existe :

👉 Bitcoin 

Le monde entre dans une phase inédite :

  • un niveau de guerre au plus haut depuis 1945
  • une dette mondiale record
  • une dépendance massive à l’impression monétaire

Dans ce contexte, Bitcoin (bitcoin) apparaît comme une réponse logique aux dérives du système actuel.

Plus les conflits augmentent, plus l’impression monétaire s’intensifie, plus Bitcoin devient pertinent.

Crypto et impôts en 2026 : ce que change la hausse de la flat tax

L’année 2026 marque un tournant important pour la fiscalité des crypto-actifs en France. Avec l’adoption définitive du PLFSS 2026, les impôts applicables aux cryptos augmentent mécaniquement via la hausse des prélèvements sociaux intégrés à la flat tax.

Impôts crypto 2026 : une flat tax portée à 31,4 %

À compter de la réforme, les plus-values sur crypto-actifs réalisées par les particuliers sont soumises à une flat tax de 31,4 %, contre 30 % auparavant.

Cette hausse résulte de l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital, qui passe de 9,2 % à 10,6 %. Les prélèvements sociaux applicables aux cryptos atteignent désormais 18,6 %, auxquels s’ajoutent 12,8 % d’impôt sur le revenu.

👉 En pratique, la fiscalité crypto en 2026 se décompose ainsi :

  • 12,8 % d’impôt sur le revenu

  • 18,6 % de prélèvements sociaux

Soit un totale de 31,4 % d’impôts sur les plus-values crypto.

Pour les contribuables concernés par la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, le taux global d’imposition des cryptos peut atteindre 38,6 %.

Crypto-actifs : des impôts applicables dès les revenus 2025

Un point clé de la réforme concerne la date d’entrée en vigueur.

Les plus-values sur crypto-actifs, assimilées à des revenus du patrimoine, sont imposées au nouveau taux dès l’imposition des revenus 2025, même si la loi a été votée fin 2025.

Exemple :
Une cession de crypto réalisée en février 2025 sera imposée en 2026 selon la nouvelle flat tax à 31,4 %.

Cette règle distingue clairement les cryptos de certains revenus financiers (dividendes, intérêts), pour lesquels l’augmentation des impôts ne s’applique qu’à compter du 1er janvier 2026.

Impôts crypto 2026 : aucun régime dérogatoire

Contrairement à l’assurance-vie ou à l’immobilier, les crypto-actifs ne bénéficient d’aucune exclusion dans le cadre du PLFSS 2026.

Les gains issus des cryptos :

  • sont pleinement intégrés à l’effort de financement de la Sécurité sociale,

  • subissent directement la hausse de la CSG,

  • voient leur pression fiscale renforcée en 2026.

 

Anticiper les impôts crypto en 2026

Même si la hausse peut sembler limitée, l’impact sur la stratégie crypto est réel :

  • augmentation du coût fiscal des arbitrages,

  • nécessité d’anticiper le calendrier des cessions,

  • intérêt croissant d’une analyse comparative entre flat tax et barème progressif.

 

En résumé – Crypto, impôts et 2026

  • Impôts crypto en 2026 : flat tax à 31,4 %

  • Application dès les plus-values crypto réalisées en 2025

  • Aucun avantage fiscal spécifique pour les crypto-actifs

  • ⚠️ Jusqu’à 38,6 % d’imposition pour certains profils

 

Vous avez une question sur votre fiscalité ? contactez nous !

Crypto-Patrimoine : Newsletter sur les actifs numériques #34

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Newsletter du 14/03/2023

Vous trouverez ci-dessous un dossier consacré à la crise du secteur bancaire américain. Au programme :

  • L’affaire Silvergate
  • L’affaire Silicon Valley Bank
  • Les répercussions sur les marchés financiers traditionnels
  • Les répercussions sur le marché des actifs numériques

 

L’affaire Silvergate :

Silvergate est une banque américaine fondée en 1988. Au cours des années 2010, elle s’est progressivement tournée vers les actifs numériques, notamment à travers le dépôt de cryptomonnaies ainsi que le prêt à des startups liées à cet écosystème.

Comme énormément de banques traditionnelles, Silvergate a investi ses dépôts dans des bons du trésor américain et des titres obligataires à taux fixe dont la maturité est à long terme. Cependant, la crise inflationniste ayant débuté en 2022 ainsi que le relèvement rapide des taux directeurs aux Etats Unis ont fortement fait chuter la valeur de ces obligations avec une diminution de 12% l’année dernière, ce qui est la pire performance enregistrée à ce jour pour ce type d’obligation d’Etat.

C’est cependant l’effondrement de l’un de ses plus gros clients qui va ébranler la banque. En effet, la chute de FTX ainsi que le retrait de plusieurs autres clients vont induire un besoin de liquidités immédiat pour Silvergate. Elle va alors être obligée de liquider une partie de ses actifs avant échéance à une valeur extrêmement basse. Cela va résulter en un dernier trimestre de 2022 catastrophique pour la banque qui enregistre 1 milliard de dollars de déficit.

La banque annonce le 8 mars dernier qu’elle va mettre fin à ses activités et procéder à une liquidation volontaire de son activité. Il y a fort à parier qu’elle se placera sous la protection de l’article 11 de la loi des faillites américaines afin de régulariser sa situation avant liquidation, n’ayant plus de possibilité compte tenu de la taille toujours plus importante de son passif.

 

L’affaire Silicon Valley Bank :

La Silicon Valley Bank, que nous raccourcirons en SVB, est une banque américaine spécialisée dans le financement des startups créée en 1983. Extrêmement plébiscité, la moitié des startups américaines possèderaient un compte à la SVB. Il s’agissait de la 16ème plus grande banque américaine.

C’est cependant un ensemble de facteurs relativement vastes qui va mettre la SVB dans une position délicate. Le relèvement rapide des taux directeurs, mais également la conjoncture des entreprises technologiques dans un contexte macroéconomique et géopolitique très compliqué.

En effet, tout comme Silvergate, SVB s’est fortement exposée aux obligations d’Etat, à hauteur d’environ 91 milliards. Les instabilités liées au contexte macroéconomique ont alors provoqué des retraits importants de la part des startups ces dernières semaines, ce qui a obligé SVB à vendre une partie de ses actifs afin de récupérer des liquidités pour assurer les retraits.

Cette vente massive couplée à des rumeurs d’insolvabilité, a induit ce que l’on appelle un « bank run », une panique bancaire qui a poussé les clients de SVB à retirer massivement leurs dépôts, obligeant SVB à liquider encore plus d’actifs à prix dérisoires. De plus, Greg Baker, le CEO de SVB a liquidé ses actions SVB deux semaines auparavant pour un montant de 3.5 millions de dollars. Daniel Beck, le CFO, a quant à lui vendu pour 575 180 dollars, il s’agirait donc potentiellement d’un délit d’initié, les Etats-Unis ne se sont pour le moment pas encore prononcés sur la question.

Ces facteurs combinés ont donc forcé la FDIC, la Federal Deposit Insurance Corporation, le régulateur garantissant les dépôts bancaires américains, à fermer la SVB vendredi 10 mars. La loi américaine ne garantissant que 250 000 dollars de dépôts, la pression augmente quand fût révélé qu’un peu plus de 95 % des clients de SVB ont des comptes excédants ce montant.

La panique commençant à prendre une tournure contagieuse, c’est le gouvernement américain qui a décidé ce dimanche de garantir les dépôts de SVB afin de rassurer les clients bancaires en proie au doute. La FDIC dans la foulée a décrété la fermeture d’une troisième banque, la Signature Bank, 21ème banque américaine. Les anciens clients de Silvergate s’étaient tournés vers cette banque, le risque était également relativement important.

Pour finir, la FED a décidé de mettre à disposition 25 milliards afin que les banques puissent encaisser des potentiels retraits massifs qui les mèneraient à un sort similaire à SVB. Il s’agit donc d’une mesure de protection vis-à-vis d’un risque de liquidité massif pouvant aboutir à une crise systémique du secteur bancaire par effet de contagion.

Cette crise met également en lumière une gestion des risques pauvre et très agressive de la part de certaines banques par le choix d’obligations étatiques long terme dans un contexte d’augmentation généralisée des taux directeurs.

 

Les répercussions sur les marchés financiers traditionnels :

Sur une semaine, le Nasdaq a encaissé une perte de 5,53 % de sa valeur, le S&P 500 a perdu 3.28 %, le Dow Jones quant à lui a enregistré une perte de 4.80 %.

Concernant les autres indices, le CAC40 a enregistré une perte de 3.95 %, il faut cependant relativiser en tenant compte de la performance exceptionnelle de l’indice sur ce premier trimestre 2022, enregistrant une hausse de 6.32 % depuis le début d’année et atteignant son plus haut niveau historique la semaine dernière à 7401 points. Le FTSE 100 a perdu 5.05 %, le DAX a perdu 3.31 %, le NIKKEI 225 de son côté a accusé une baisse de 3.60 %.

Concernant les banques, Bank of America a encaissé une baisse de 13.48 % sur une semaine, sur un mois elle a cependant perdu près de 20%, JPMorgan Chase & Co a baissé de 5.32 %, et Wells Fargo & Co a baissé de 13.56 % elle a cependant chuté de 20.75% sur un mois. Société Générale a accusé une baisse de 11.88 % sur une semaine, BNP Paribas a baissé de 12.42 %, le Crédit Agricole a baissé de 7.56 %. La Deutsche Bank a baissé de 12.13 % et Barclays a subit une perte de 12.67 % sur la même période.

Cette crise a donc fortement touché le cours des grandes banques occidentales. La correction est certes très importante, mais contrebalancée par un début d’année extrêmement bon pour le secteur bancaire.

Comme dans tout mouvement de panique bancaire, beaucoup d’investisseurs se sont réfugiés dans l’or. Le marché de l’once d’or a donc positivement évolué fasse à cette crise en augmentant de 4.89 % sur une semaine.

Graphique du cours de l’once d’or sur 5 jours

Graphique du cours de l’once d’or sur 5 jours

 

Les répercussions sur le marché des actifs numériques :

Si le début d’année avait été relativement profitable pour le secteur, la fin du mois de février et le début du mois de mars fut beaucoup plus mitigés.

La capitalisation boursière totale des cryptomonnaies était montée à 1 185 milliards de dollars mi-février pour redescendre progressivement à 1 076 milliards de dollars. La répercussion a été tout d’abord relativement importante à l’annonce de Silvergate, la capitalisation a donc chuté à 959 milliards de dollars samedi 11 mars, elle est cependant remontée à 1 116 milliards de dollars aujourd’hui, ce qui est un rebond relativement important.

Graphique de la capitalisation boursière totale des cryptomonnaies sur 30 jours

Graphique de la capitalisation boursière totale des cryptomonnaies sur 30 jours

Concernant Bitcoin, avec un haut à plus de 25 000 dollars à la mi-février, la chute fut progressive pour varier aux alentours des 22 500 dollars début mars. L’annonce de Silvergate et d’une régulation plus forte du secteur par les Etats-Unis a tout d’abord fait chuter le cours en dessous du seuil des 20 000 dollars. L’annonce de Joe Biden a cependant rassuré les investisseurs, le cours est donc remonté aux alentours des 24 500 dollars.

Graphique du cours du Bitcoin sur 1 mois

Graphique du cours du Bitcoin sur 1 mois

Cette crise a surtout mis en lumière un risque inhérent aux stablecoins centralisés notamment l’USDC et par extension le DAI. En effet, l’USDC est un stablecoin adossé au dollar et géré par la société Circle.

Cependant, une partie du collatéral, c’est-à-dire les dollars censés pouvoir couvrir l’USDC étaient déposés dans la banque SVB à hauteur de 3.3 milliards de dollars. Les dépôts ayant été temporairement bloqués, un vent de panique a soufflé sur l’actif qui a progressivement « depeg », c’est-à-dire a décroché de sa valeur de référence qui est le dollar.

Ayant atteint un cours de 0.87 dollar au plus bas, il a fallu attendre les annonces de garantie des dépôts par Joe Biden dimanche pour voir son cours retourner progressivement à celui du dollar. Il est revenu aujourd’hui à 0.9982 dollar.

Graphique du cours de l’USDC sur 7 jours

Graphique du cours de l’USDC sur 7 jours

Le DAI est également un stablecoin adossé au dollar, mais collatéralisé directement avec de l’USDC. Ainsi, le depeg de l’USDC a fatalement provoqué le depeg du DAI qui est descendu à 0.88 dollar. Il est aujourd’hui remonté à 0.9986 dollar.

Graphique du cours du DAI sur 7 jours

Graphique du cours du DAI sur 7 jours

C’est d’autres stablecoins centralisés, l’USDD et le FRAX, qui ont également fortement depeg ce week-end avant un relatif retour à la normale aujourd’hui.

Il semblerait donc que le vent de panique soit passé et que les mesures proposées par le gouvernement américain aient fonctionnées sur ces actifs. Cependant, cela met en lumière un risque de contrepartie quant au dépôt du collatéral sur les stablecoins centralisés.

C’est également le stablecoin centralisé BUSD qui est touché indirectement par cette affaire. Le BUSD est un actif initialement émis par Binance et la société Paxos depuis 2019. Cependant, à la mi-février, la NYFDS le département des services financiers a ordonné à Paxos de stopper l’émission du stablecoin « à la suite de plusieurs problèmes non résolus liés à la surveillance par Paxos de sa relation avec Binance par le biais du BUSD ». Le CEO de Binance, Changpeng Zhao avait annoncé la fin progressive du BUSD avec la possibilité de récupérer le collatéral en dollar. La capitalisation boursière du BUSD avait alors fortement chuté, diminuant d’environ 50 % en 30 jours.

Graphique de la capitalisation boursière du BUSD sur 30 jours

Graphique de la capitalisation boursière du BUSD sur 30 jours

Suite à la crise de ce week-end et la panique qui s’est emparée du secteur, Changpeng Zhao a décidé de liquider son fonds d’urgence pour l’écosystème des cryptomonnaies créé suite à l’affaire FTX. Initialement en BUSD les fonds ont été convertis en BTC, ETH et BNB.

Il semblerait donc que certains des plus gros acteurs de l’écosystème privilégient d’autres solutions jugées ironiquement plus stables que les stablecoins centralisés, cela expliquerait également la reprise de Bitcoin, conjuguée à une arrivée importante de nouveaux investisseurs dans l’écosystème suite à cette crise.

Pour conclure, il y a de fortes chances pour que la prochaine augmentation des taux directeurs américains soit plus basse que prévu à 0.25 % pour ne pas fragiliser encore plus l’exposition des banques.

Cette crise n’engage également rien de bon quant à la régulation américaine qui se voulait depuis le début de cette année très dure contre les actifs numériques. En témoigne Binance, qui se voit passer au crible sur divers affaires par la justice et le régulateur américain.

Joe Biden réclamait le mois dernier un encadrement mondial harmonisé du secteur, il semble aujourd’hui relativement plausible que les Etats-Unis enfoncent encore plus le clou sur l’écosystème suite à cette crise.

Crypto-Patrimoine : Newsletter sur les actifs numériques #33

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Newsletter du 07/02/2023

Comme chaque mardi, vous trouverez ci-dessous des liens vers des articles sélectionnés par Crypto-Patrimoine et traitant de l’actualité de l’écosystème Blockchain, de Bitcoin et des crypto-actifs. Au programme :

  • Point marché
  • Binance rachète la plateforme GOPAX
  • Un stablecoin adossé à l’euro approuvé par l’EU
  • FTX publie la liste des créanciers 
  • Interview du fondateur de Crypto Patrimoine sur la Matinale de Frédéric Lorenzini

(suite…)

Crypto-Patrimoine : Newsletter sur les actifs numériques #32

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Newsletter du 24/01/2023

Comme chaque mardi, vous trouverez ci-dessous des liens vers des articles sélectionnés par Crypto-Patrimoine et traitant de l’actualité de l’écosystème Blockchain, de Bitcoin et des crypto-actifs. Au programme :

  • Point marché
  • Première élection française réalisée par scrutin sur la blockchain
  • Amazon Web Services agrandi son offre blockchain en s’associant avec Avalanche
  • Forge, filiale de Société Générale, effectue son tout premier emprunt dans la finance décentralisée
  • Nexo s’acquitte d’une amende 45 millions de dollars auprès de la SEC
  • Polygon réalise un hard fork de sa blockchain afin d’optimiser sa scalabilité
  • Genesis dépose officiellement le bilan

(suite…)

Crypto-Patrimoine : Newsletter sur les actifs numériques #31

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Newsletter du 10/01/2021

Comme chaque mardi, vous trouverez ci-dessous des liens vers des articles sélectionnés par Crypto-Patrimoine et traitant de l’actualité de l’écosystème Blockchain, de Bitcoin et des crypto-actifs. Au programme :

  • Point marché
  • La Chine annonce lancer sa plateforme de NFT
  • Shopify lance la possibilité de pouvoir créer et commercialiser des NFT directement via son application
  • Binance rejoint l’ACSS (Association of Certified Sanctions Specialists)
  • Mastercard et Polygon s’associent pour mieux intégrer les artistes musicaux dans le Web3
  • Evènement : Nous serons présents au Grand Forum du Patrimoine à l’Hyatt Regency Paris Etoile  ce lundi 16 janvier 2023.

 

Point marché :

Le marché des cryptomonnaies a débuté cette nouvelle année dans de très bonnes conditions.

En effet, le moment temps attendu du 31 à minuit a marqué (pour l’instant) le point bas du Bitcoin de cette année 2023 comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

Graph-BTC-USD-sur-10j

Le marché total des cryptomonnaies est passé de 828 milliards de dollars à 870 milliards de dollars, il a donc pris environ 5% depuis ce début d’année. Le BTC est en hausse de 4.5%, Ethereum et le Binance coin sont quant à eux en hausse respectivement de 10,25% et 13.36%.

De nombreux altcoins sont en performances positives à deux chiffres, et le token GALA a une performance de 165% depuis ce début d’année.

Dans les meilleures performances, on retrouve le coin SOL de la Blockchain Solana qui a réussi à prendre 64%, le faisant passer de la 20ème place à la 13ème place du classement des cryptomonnaies (stablecoins et asset-backed token incluent). La communauté de Solana semble être particulièrement présente sur les réseaux sociaux dernièrement. Un petit groupe a d’ailleurs créé un token communautaire récompensant les détenteurs de NFTs des plus grosses collections sur Solana, en leur envoyant (airdrop) un certain nombre de tokens. Celui-ci se prénomme BONK (faisant référence à un meme internet du Shiba et du Dogecoin) et a une capitalisation actuelle de 70 millions de dollars. À noter qu’il a vu son prix croître de 2500% depuis son lancement le 29 décembre dernier, ce qui a permi à certains détenteurs de recevoir un joli cadeau.

Les tokens des 3 plus gros metavers semblent aussi avoir le vent en poupe en ce début d’année. Le token APE du metavers de Yuga Labs (le studio ayant créé la collection de NFT la plus capitalisée, les Bored Ape Yatch Club – en savoir plus ici ), le token MANA du metavers Decentraland et enfin le token SAND du metavers français The Sandbox sont respectivement en hausses de 33.5%, 34.7% et 36.8%.

La pire performance de ce début d’année est pour le token de la plateforme d’échange Huobi, le HT. Il est en baisse de 3.5%. Cela est dû à leur récente annonce de licenciements. Après une première vague de licenciements de 30% de leurs effectifs en juin dernier, Huobi souhaite désormais licencier 20% de ses effectifs actuels. Le porte-parole de l’entreprise a rapporté que les licenciements « n’ont pas été mis en œuvre actuellement. Avec l’état actuel du marché baissier, une équipe très réduite sera maintenue à l’avenir. »

 

La Chine annonce lancer sa plateforme de NFT :

La Chine a annoncé ce début d’année 2023 lancer une plateforme de NFT sur une blockchain dédiée. Cette annonce est très particulière au vu de l’interdiction chinoise sur la crypto monnaie. La Chine décide donc à travers cette annonce d’autoriser les NFT tout en maintenant l’interdiction de la crypto monnaie, deux poids, deux mesures.

Cette plateforme sera développée sur une blockchain encadrée et contrôlée par le gouvernement chinois, la « China Cultural Protection Chain ». Cependant, les NFT proposés sur la plateforme ne pourront être achetés qu’en Yuan avec l’incapacité de pouvoir investir en cryptomonnaie, ce qui tranche complètement avec la vision Occidentale des plateformes de NFT.

Plus d’informations ICI ! 

 

Shopify lance la possibilité de pouvoir créer et commercialiser des NFT directement via son application :

La société de boutique en ligne Shopify intègre dès aujourd’hui une solution afin de créer ses propres NFT sur la blockchain Polygon et Avalanche. Il sera donc possible de proposer ses NFT sur son site sans pour autant maîtriser la programmation de smart contracts.

Shopify a toujours souhaité proposer des services de boutique en ligne très simples d’utilisation et très intuitifs à destination des profanes en programmation. Il sera également possible de configurer une option de « mint à la demande », c’est-à-dire la création d’un nouvel NFT, afin de créer des NFT à chaque vente. Il sera également possible de toucher des royalties sur le marché secondaire à hauteur de 10% maximum.

Plus d’informations ICI ! 

 

Binance rejoint l’ACSS (Association of Certified Sanctions Specialists) :

La plateforme d’échange Binance a annoncé adhérer à l’ACSS, une association américaine visant à encadrer et à former les organismes financiers sur la question de la conformité. La plateforme va ainsi pouvoir développer des programmes de conformité liés aux sanctions. L’association veillera également à l’application des décrets de sanction et veillera également au respect des principes de violations dans plusieurs juridictions.

Binance s’inscrit donc dans une réelle volonté de s’adapter à la conformité et aux règles américaines. L’équipe de conformité de la structure est passée de 500 personnes à 750 aujourd’hui.

Plus d’informations ICI ! 

 

Mastercard et Polygon s’associent pour mieux intégrer les artistes musicaux dans le Web3 :

Mastercard a choisi de s’associer à Polygon afin de développer son programme Mastercard Artist Accelerator. Ce programme va permettre aux artistes musicaux, Chanteur, DJ, Beatmaker, de s’inscrire dans le Web3 à travers l’émission de NFT sur la propriété intellectuelle. Mastercard a pour l’instant choisi 5 artistes pour la première édition de son programme.

Plus d’informations ICI ! 

Evènement : Nous serons présents au Grand Forum du Patrimoine à l’Hyatt Regency Paris Etoile  ce lundi 16 janvier 2023.

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