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Qu’est-ce que la blockchain Ethereum, son fonctionnement et sa technologie

Ethereum est une blockchain décentralisée co-créée en 2014 par Vitalik Buterin alors âgé de 20 ans.

L’objectif en créant la blockchain Ethereum est d’élargir les possibilités par rapport à ce qu’apporte déjà la blockchain bitcoin.

Effectivement, bitcoin se veut avant tout comme une blockchain transactionnelle et pour le stockage de valeur. La blockchain Ethereum se voit davantage utilitaire en permettant à l’utilisateur de se connecter à un écosystème d’applications décentralisées.

ETH est le token natif de la blockchain Ethereum, il n’a pas de limites d’émission définies. Cela signifie dans la théorie qu’il peut exister une infinité de jetons ETH. Cependant, l’émission est contrebalancée par un mécanisme de destruction monétaire permettant parfois une situation déflationniste.

Comme pour la blockchain bitcoin, les transactions de la blockchain Ethereum sont validées de manière décentralisées. Jusqu’au 15 Septembre 2022, les transactions étaient validées par des mineurs avec la preuve de travail. Depuis la mise à jour The Merge c’est la technologie de la preuve d’enjeu qui a pris le relai. La preuve d’enjeu est beaucoup moins énergivore que la preuve de travail (minage) de Bitcoin. Pour cause, elle ne nécessite pas la résolution d’un calcul complexe. À la place, elle nécessite de bloquer sur la blockchain d’un certain nombre d’ETH (32 ETH minimum). Bloquer ses jetons ETH afin d’avoir le droit de sécuriser les transactions et ainsi d’obtenir un rendement. Ce mécanisme particulier se nomme le « staking ».

 

Quelles sont les utilités de la blockchain Ethereum et pourquoi cela a de la valeur ?

 

Il est important de comprendre que la valeur du token ETH et du réseau sont intrinsèquement liés. Il en va de même pour la plupart des jetons natifs de blockchain.

Contrairement à Bitcoin qui est une blockchain purement transactionnelle, la valeur d’Ethereum repose sur la souplesse et la sécurité de sa technologie dans l’hébergement de projets novateurs.

Citons par exemple :

-Les contrats intelligents : ce sont des contrats juridiques digitalisés dont les clauses s’exécutent automatiquement lorsque les conditions d’exécutions sont atteintes. ils permettent d’exécuter des transactions entre deux entités suivants un certain nombre de règles prédéfinis de façon automatique et autonome. C’est-à-dire sans un tiers de confiance chargé de son exécution.

Les exemples d’utilisations sont diverss et variés : déposer automatiquement des liquidités dans un protocole, standardiser l’échange de deux tokens différents; voter dans une DAO, ou encore la fabrication de l’ensemble des produits financiers de l’écosystème crypto.

-L’émission de tokens / financement participatif (ICO) : tout le monde peut créer un projet, émettre son token sur la blockchain Ethereum et tenter de le vendre pour se faire financer.

-L’interopérabilité : elle permet de connecter différentes solutions technologiques entre elles. Elle est notamment utile pour les échangeurs décentralisés (DEX) et les portefeuilles intégrant à la fois les tokens classiques répondants aux normes techniques ERC-20 (norme technique des jetons Ethereum) et les tokens non-fongibles (NFT) aux normes ERC-721.

En comparaison, des jetons développés sur la blockchain Binance possèdent la norme BEP20. Pour une utilisation variée, il est important que la norme ERC-20 et BEP-20 puissent être compatible.

-La traçabilité, le pseudonymat et la transparence : comme pour bitcoin, la blockchain Ethereum permet de suivre toutes les transactions qui y sont effectuées et par quels portefeuilles elles sont effectuées. Une fois de plus comme pour la blockchain bitcoin les transactions sont immuables.

 

-Comment acheter de l’ethereum ?

Il existe deux manières d’acheter des ethers, les plateformes centralisées (CeFi) et les plateformes décentralisées (DeFi).

Les plateformes centralisées : il s’agit d’entreprises faisant office de tiers de confiance afin d’acheter et vendre des crypto actifs. Cela simplifie la vie de l’utilisateur, notamment en permettant de déposer directement des monnaies traditionnelles pour les convertir en crypto actifs.

Les risques : L’aspect centralisé de ces plateformes possède un risque sur la gestion de la société en elle-même. Par exemple, certaines de ces plateformes ont déjà utilisé et perdu les fonds de leurs clients pour investir elle-même sur les marchés. De nombreux exemples de gestion désastreuse de ce type de sociétés mettent régulièrement à mal le marché.

 

Les plateformes décentralisées : Ce sont de plateformes codées par des développeurs informatique sur la blockchain, ainsi le code est public et les processus aussi. Dans ce cas, vous vous affranchissez totalement des tiers de confiance et les transactions seront généralement moins chères. En revanche, l’utilisation est moins intuitive et il faut posséder son propre portefeuille.

Risques : A l’inverse d’une plateforme centralisée avec un service d’après-vente (hotline), vous êtes livré à vous-même lorsque vous êtes confrontés à des plateformes décentralisées :
• avoir la capacité de détecter des problèmes dans le code informatique,
• ne pas perdre sa clé privée et phrase de récupération,
• avoir la rigueur de vérifier les adresses auxquelles on envoie des fonds pour éviter les erreurs entre autres.

De plus, il est possible pour tout le monde de créer une plateforme décentralisée, attention donc aux plateformes que vous utilisez !